L’Enjouée, le podcast – Episode 3 : La carte n’est pas le territoire

L’Enjouée, le podcast – Episode 3 : La carte n’est pas le territoire

22 novembre 2019 0 Par l'Enjouée

Plusieurs postulats constituent le fondement de l’idéologie de la Programmation Neurolinguistique. Ils invitent à porter sur soi, sur les autres et sur le monde un regard bienveillant, tolérant et coopératif.
Chaque postulat étant important, j’ai choisi de dédier un épisode à chacun d’entre eux. Dans cet épisode, je vous parle du postulat suivant : “La carte n’est pas le territoire”

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Retranscription de l'épisode

Salut ! 

Ici l’Enjouée : le podcast qui veut voir le jeu dans la vie et la vie comme un jeu.

Je suis Doria Roustan alias l’Enjouée, je suis accompagnatrice, game designer et formatrice, certifiée en PNL et formée en Pratiques Narratives.

Dans ce podcast, je vais partager avec vous mes réflexions, mes explorations et mes expérimentations autour des thèmes de l’épanouissement personnel, du vivre ensemble et du jeu.

 

 

Plusieurs postulats constituent le fondement de l’idéologie de la Programmation Neurolinguistique. Si vous ne savez pas ce qu’est cette chose là, pour y voir plus clair et vous remettre dans le contexte, je vous invite à écouter le premier épisode de ce podcast intitulé “La PNL, c’est quoi ce truc ?”. 

J’ai envie de partager avec vous les différents postulats qui invitent à porter sur soi, sur les autres et sur le monde un regard bienveillant, tolérant et coopératif. Chaque postulat étant important, j’ai choisi de dédier un épisode à chacun d’entre eux. Aujourd’hui, pour commencer, je vous parle du postulat suivant : “La carte n’est pas le territoire”

 

 

Monique Esser dans le livre, La PNL en perspectives présente les postulats comme suit : Quand un “PNL-liste” parle des présupposés de la PNL, il se réfère aux “croyances” que John GRINDER ET Richard BANDLER (fondateurs de la PNL) préconisent d’adopter dans toute approche relationnelle. Ces croyances qui, comme toutes les croyances, ne peuvent faire l’objet d’aucune « preuve », servent à structurer a priori et de manière transversale les connaissances, les procédures et les attitudes élaborées par la PNL.

Alors si, comme Monique Esser le dit dans son ouvrage, les présupposés ne sont pas “vrais”, dans le sens où il n’y a pas de preuve tangible, la question est plutôt de savoir : «  est-ce qu’ils sont utiles ? Est-ce qu’ils me servent dans mon contexte de vie, de travail, de recherche, ou tout autre contexte… » 

Pour moi les postulats ce sont des principes qui constituent une philosophie de vie. En les découvrant et en les appliquant, ils ont chacun changé ma manière de voir les choses, ou fait évoluer ma façon d’agir et d’interagir avec les autres. En bref, ils m’ont fait avancer, et c’est pour ça que j’ai envie de les partager avec vous. 

Je vous les présente à travers mon interprétation, ma sensibilité, mais bien sûr tout est contextuel et subjectif. Ce que je vous propose c’est de les expérimenter, de jouer avec eux. S’ils vous conviennent, vous les gardez, sinon vous les jetez à la poubelle, ou vous ne les gardez que dans les contextes où ils sont adaptés.

 

Le postulat d’aujourd’hui est : “La carte n’est pas le territoire.”

 

Alors qu’est-ce que ça veut dire ? 

 

Ca veut dire que : La représentation du monde n’est pas le monde.

Chacun a sa propre vision du monde, et elle n’est pas LA vision du monde, puisqu’elle est différente pour tous. Ma représentation, ta représentation, et même notre représentation, n’est pas LA réalité. Ce sont des interprétations du monde.

 

Prenons un territoire. Il existe une multitude de cartes représentant ce même territoire : cartes routières, cartes touristiques, cartes fluviales, cartes satellite, cartes des égouts, cartes des quartiers, cartes de randonnées. Et encore ! Il existe aussi plusieurs cartes d’un même type, mais faites avec différentes intentions et par différentes personnes, à différentes époques. Ça fait un paquet de cartes,tout ça, non ?

Chaque carte donne sa représentation du territoire, en partie ou totalement différente de celle de la carte voisine, pourtant l’existence de l’une ne contrarie pas l’existence de l’autre, elles peuvent coexister.

 

 

Dans cette métaphore, chaque carte correspond à la vision du monde d’une personne. Il y a autant de cartes et donc autant de visions du monde qu’il y a de personnes. Aucune de ces visions ne représente le monde tel qu’il est vraiment puisque ce sont toutes des interprétations. Les interprétations ne sont, de fait, pas objectives, puisque chacun interprète la réalité avec sa multitude de filtres. Qui sont aussi très nombreux et très divers. Un peu comme les filtres instagram ou snapchat. Une fois traitée par le filtre, la photo finale ne ressemble plus vraiment à la réalité. Les couleurs ont changé, les défauts sont gommés, ou pas… Bref !

Il y a de nombreux filtres, je disais. Les filtres émotionnels, culturels, éducatifs, ceux issus de nos expériences, etc etc. Alors bien sur qu’on ne voit pas la même chose que le voisin ! 

 

 

Pour moi, ce postulat est une invitation à la tolérance des autres et de leurs visions : même si je ne suis pas d’accord, que je ne vois pas la même chose que mon voisin, cela ne veut pas pour autant dire qu’il a tort. Ma vision, ma carte, je peux la poser à côté de moi et cesser de la comparer ou de l’imposer à celles des autres. C’est une carte, pas une épée ou un bouclier.

Ce n’est pas parce que je la mets de côté pendant quelques instants, ou dans certains contextes, que je la perd, que je me perd ou que je perds face aux autres. Si elle est à côté de moi, à portée de main, je peux la récupérer à tout moment.

Poser sa carte de temps en temps, c’est vraiment, une invitation à regarder la carte de l’autre, à explorer une nouvelle version de ce même territoire. Qu’est-ce qui peut m’arriver de mal ? Au pire, je risque de faire une belle découverte ! 

 

C’est possible d’entendre, de comprendre, d’explorer et de laisser vivre une vision différente de la mienne, cela ne veut pas nécessairement dire que je la cautionne ou que j’y adhère. D’aprés moi, il y a une grande différence entre laisser vivre et adhérer. 

 

 

J’ai choisi de commencer par ce postulat parce qu’il est, à mon sens, utile en de nombreuses occasions. Par exemple, quand j’ai l’impulsion de rejeter la vision qui s’oppose à la mienne, j’y repense et je retrouve la bienveillance que j’ai envie d’accorder aux autres.

Ce postulat me permet aussi, lorsque je transmets une information, une connaissance ou une idée, de me positionner avec ma carte et pas avec celle la vérité absolue.  C’est important pour moi, de me rappeler, et de rappeler aux personnes avec qui je partage, comme vous, que les mots que j’utilise, les concepts et les idées que je développe sont des propositions qui passent par mon interprétation, et ne sont pas des vérités.

Et en plus, ce qui ne gâche rien, “last but not least” comme dirais nos amis anglophones, je le trouve beau ce postulat ! J’aime cette métaphore de la carte qui me fait voyager, à la fois dans mon paysage mais qui m’offre aussi la possibilité d’aller explorer d’autres horizons, dans des contrées plus ou moins lointaines, et de découvrir les paysages de ceux qui m’entourent.

 

 

Comme je le disais en début de podcast, tout est contextuel. Ces postulats ne sont pas à appliquer tout le temps, en toute circonstances, avec tout le monde. Bien sûr qu’il y a des exceptions. Il y a certaines cartes que je n’ai pas envie d’explorer, des visions que je n’ai pas envie d’entendre, et c’est ok.

Et il y a des choses qui sont des faits et pas des opinions. Ce présupposé pourrait être utilisé pour contester un savoir scientifique en le faisant passer pour une opinion. Par exemple, “La terre est ronde”

Or, c’est possible de considérer que “la Terre est plate” est une opinion qui se respecte (parce que chacun sa carte) mais que la Terre est ronde, est une réalité scientifique avérée et que dans ce cas, le postulat ne s’applique pas. Même si la plupart des cartes de la Terre sont plates…

Et d’ailleurs, les map monde sont une très belle illustration de ce postulat…

 

 

J’espère que vous avez apprécié découvrir le postulat “La carte n’est pas le territoire” et ce qui se cache derrière. 

Si vous souhaitez échanger sur le sujet, n’hésitez pas à me poser des questions sur la page Facebook de l’Enjouée ou sur Instagram.

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Si vos oreilles ont encore faim, vous pouvez aussi aller à la découverte de mon autre podcast “Vide ton vase !”, dans lequel j’échange sans fards sur des sujets du développement personnel avec mon amie Laurence Vian.

 

En attendant de vous retrouver pour de nouveaux épisodes, je vous dis : ” à bientôt !”